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Val-d'Or 1987 - 23e Finale

7 janvier 2015

 

Photo: La Dépêche

 En 1987, la Ville de Val-d’Or regroupait environ 25 000 habitants. Pas moins de 4200 d’entre eux – soit près d’une personne sur six – se sont lancés à pieds joints dans le projet de la 23e Finale des Jeux du Québec d’été, avec comme résultat que ceux-ci ont été ponctués de succès à tous les niveaux.

 « La région de l’Abitibi- Témiscamingue voulait accueillir à nouveau les Jeux, après ceux d’été de Rouyn-Noranda en 1973 et ceux d’hiver d’Amos en 1978, raconte Pierre Corbeil, le président du comité organisateur de Val-d’Or 1987. On s’y est pris à trois fois avant que notre candidature soit acceptée ; en 1983, on nous a préféré Sept-Îles, alors qu’en 1985, Charlesbourg passait devant nous. En 1987, on ne voulait donc pas rater notre coup! » 

 Les deux précédents dépôts de candidature de la ville avaient été refusés en raison du manque d’installations de qualité nécessaires à l’événement. La municipalité abitibienne a donc mis l’épaule à la roue afin de mettre à jour ses infrastructures sportives et culturelles. Sa requête a finalement été acceptée en 1984, soit trois ans avant la tenue de ses Jeux. Et devinez qui était ambassadeur lors de la Finale des Jeux du Québec de 1987...Nul autre que Serge Savard l'ancien joueur des Canadiens de Montréal, lui-même originaire de l'Abitibi !

 « Les Jeux ont été, pour nous, un projet très mobilisateur », précise M. Corbeil, qui a notamment été député provincial d’Abitibi-Est de 2003 à 2012 et ministre sous le gouvernement de Jean Charest entre 2008 et 2012. Toute la communauté y a mis du sien, autant sur le plan humain que financier. Les gradins de la piscine olympique ont été rénovés, la piste d’athlétisme aussi, et on a construit un superbe belvédère visant à accueillir les cérémonies d’ouverture et de clôture; une sorte d’agora extérieure en forme de demi-cercle, avec des estrades dénivelées. Toutes ces installations servent encore à la population aujourd’hui. » 

 Cela, c’est pour le plan administratif. Comment s’est passé le côté sportif alors? « Pendant deux semaines, soit du 7 au 16 août 1987, Val-d’Or était complètement en liesse, se souvient M. Corbeil. Il a fait super beau et la ville vibrait au rythme des Jeux! Et c’est comme ça qu’un tel happening doit se passer. Les Jeux, c’est une belle chance pour les jeunes de vivre une expérience unique, tant sur le plan de la camaraderie que sur celui de la découverte du Québec. Car, après tout, les Jeux représentent une fenêtre incroyable sur notre province. » 

 Qualifiant les deux semaines à Val-d’Or comme « l’expérience humaine la plus inoubliable de sa carrière », M. Corbeil ajoute qu’elles ont également permis l'accueil d'une délégation spéciale. « On avait invité des jeunes du Nunavik à venir prendre contact avec le mouvement, dit-il. Certains d’entre eux avaient même participé à des compétitions. Après tout, les Jeux doivent être une expérience sportive, oui, mais aussi sociale et culturelle. » 

 Et à ce chapitre, Val-d’Or a assurément frappé dans le mille.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit