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Personnalité des Jeux - Marc Courtemanche

31 janvier 2015

 

René Morin et Marc Courtmanche / Crédit photo : Alain Dion, La Voix de l'Est

 Lorsqu'interviewé par Le Droit en 2010, près de 15 ans après avoir accueilli la 30e Finale des Jeux du Québec à Granby, à l’hiver 1995, Marc Courtemanche, le défunt directeur du comité organisateur de l’événement, n’en revenait encore pas à quel point les Jeux ont laissé un bel héritage à la ville « et aux jeunes  surtout ».

 « Ce dont je suis le plus fier, c’est que les gens ont pu découvrir notre belle jeunesse, mentionne M. Courtemanche. En tant que directeur d’école, je savais à quel point nos jeunes avaient du potentiel. Ils ont pu le prouver lors des Jeux, avec leur discipline, leurs encouragements et leurs performances. » Les Jeux d’hiver de 1995 n’ont cependant pas seulement su tirer le meilleur des jeunes présents. Les adultes y ont également trouvé leur compte. « Quand on a déposé notre candidature, on avait recueilli une pétition de 8000 noms, raconte M. Courtemanche. On s’est servi de celle-ci pour aller chercher nos bénévoles, qui étaient plus de 5000. Certains d’entre eux en étaient à leur première expérience en bénévolat et ils ont eu la piqûre. Ça aussi, c’était le fun à voir » Le directeur général du comité organisateur faisait bien de parler des nombreux bénévoles, qui ont fait des Jeux un succès et pas seulement à Granby. 

 En effet, si le siège d’assise de la compétition se situait à ce dernier endroit, « il y avait quand même 10 % des compétitions qui avaient lieu dans un rayon de 15 km de Granby, en raison des installations nécessaires à celles-ci », expliquait M. Courtemanche. Ainsi, le ski alpin a eu lieu à Bromont, le curling, à Waterloo, et le plongeon, à Saint-Césaire, entre autres.

 Quel sport avait retenu le plus d’attention ? « Le hockey a évidemment été très couru à l’aréna Léonard-Grondin, mais il y aussi eu le patinage artistique, précise l’ancien directeur d’école. Les gens ont de plus découvert l’escrime, qui ne comptait alors que très peu d’adeptes à Granby, tout comme l’haltérophilie et le handball. Ce dernier sport s’est d’ailleurs beaucoup développé après les Jeux… »

 Bien entendu, les bienfaits pour la Ville de Granby n’ont pas été effectifs uniquement sur le plan sportif. Économiquement parlant, les Jeux ont engrangé des retombées économiques avoisinant les sept millions de dollars, en plus de permettre la rénovation de la piscine municipale (Miner), grâce à une subvention de quelque 250 000 $ du gouvernement provincial.« Ce sont des chiffres extrêmement satisfaisants compte tenu de la situation économique qui régnait à l’époque, poursuivait M. Courtemanche. On avait d’ailleurs eu des difficultés à trouver des commanditaires, surtout au niveau national. Mais, peu importe, ce n’est pas ce que l’on a retenu de l’expérience. » Qu’a-t-il donc retenu des Jeux d’hiver de 1995 ? « L’énormité du travail, oui, mais surtout l’engouement que ça a créé chez les jeunes et les bénévoles. »

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit