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Matane 1989 - 24e Finale

9 janvier 2015

 

 Quand Matane a accueilli la Finale des Jeux du Québec d’hiver en 1989, la ville était constituée de 14 000 habitants. Et à en croire les propos de son maire à l’époque, Maurice Gauthier, chacun d’entre eux a mis l’épaule à la roue afin de faire de cet événement la fierté de la municipalité. Encore aujourd’hui.

 En tant que « petite ville », comme le note M. Gauthier, pourquoi s’être lancée dans le projet d’accueillir les Jeux ? N’était-ce pas là une lutte inégale face à d’autres villes beaucoup mieux nanties, une sorte de combat entre David et Goliath? « Nous voulions prouver à tout le Québec que nous étions capables de le faire, affirme celui qui en était alors à sa quatrième année à la mairie. Je voulais que les Jeux apportent de la visibilité à Matane, oui, mais aussi qu’ils constituent un projet rassembleur pour les habitants et qu’ils permettent des investissements à long terme, dont tout le monde pourrait bénéficier ensuite. » 

 Parmi ceux-ci, M. Gauthier note la rénovation de certains hôtels et de pistes de ski de fond, de même que l’amélioration de la bibliothèque et de la cafétéria de la polyvalente. Tous des changements dont les Matanais peuvent encore profiter aujourd’hui. 

 « Notre projet a également été initiateur, dans le sens que, contrairement aux grandes villes, nous avons eu besoin de plusieurs intervenants de la région pour mener les Jeux à bon port », ajoute M. Gauthier, un retraité qui continue de s’impliquer aujourd’hui en tant que président provincial de Secondaires en spectacle. « Les directeurs d’école, les professeurs, les policiers ; tout le monde a contribué. 

 D’ailleurs, les Jeux de Matane ont longtemps été considérés comme un exemple à suivre dans le milieu. Voilà pourquoi j’avais dit, à la cérémonie de clôture : La fierté a pour nom Matane! Une phrase qui me suit encore aujourd’hui. » 

 

Pour réussir pareil tour de force, une ville comme Matane a évidemment eu besoin de l’aide financière des deux paliers de gouvernement, mais aussi de celle de contributeurs privés. « Nous sommes mêmes allés en chercher à Québec, via des connaissances », souligne M. Gauthier. Le jeu en valait la chandelle, puisqu’à la fin des Jeux, la municipalité a engrangé des retombées économiques de quelque trois millions de dollars, une somme énorme il y a bientôt 21 ans. 

 Les Jeux de Matane ont donc été couverts de réussite. Aucun accroc, aucune mauvaise note, c’est possible? « Bien, disons qu’il y en a eu deux. La première, c’est qu’on a dû reporter une journée de ski de fond en raison du froid intense. La deuxième, c’est qu’un de nos bénévoles, M. Ouellet, a fait une crise cardiaque quelques jours après la cérémonie de clôture tellement il prenait les Jeux à cœur! Heureusement, dans les deux cas, tout s’est terminé sur une bonne note », conclut M. Gauthier non sans fierté.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit