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Lasalle, Lachine et Saint-Léonard 1977/1983/2001 - 10e, 18e et 37e Finales

14 décembre 2014

 

 Les ex-villes de LaSalle, Saint-Léonard et Lachine, maintenant des arrondissements de la grande ville de Montréal, ont respectivement reçu les Finales des Jeux du Québec de l’hiver 1977, hiver 1983 et été 2001, toutes accompagnées de différentes péripéties.

Neige sur commande

 N’eut été d’une immense tempête de neige la veille de la cérémonie d’ouverture, la Finale d’hiver de 1977 aurait eu des apparences de Finale estivale car on voyait encore des traces de pelouse. 

 « Deux jours avant le début de la Finale, j’ai dit à un journaliste que j’avais commandé la neige et tu vois, elle est arrivée une journée avant », raconte le coordonnateur des 18 sports de compétitions René Pilon. Finalement, tout s’est déroulé comme prévu sans avoir besoin de transporter de la neige. 

 Les Jeux de LaSalle ont surtout été marqués par la participation des francophones et des anglophones. La couverture médiatique était assurée dans les deux langues et la folie furieuse s’était emparée de la ville. Pas moins de 5200 repas ont été servis pendant la durée des Jeux. 

 L’aréna Jacques-Lemaire a servi de lieu de rassemblement pour les cérémonies d’ouverture et de clôture durant lesquelles Solo le canard animait la foule. Une piste pour les compétitions de raquette et une piscine intérieure pour la nage synchronisée ont été construites pour la tenue de cette 10e Finale des Jeux du Québec. 

Communautés ethniques

 La Finale des Jeux du Québec de 1983 à St-Léonard a mis en évidence les différentes communautés ethniques de la ville qui ont notamment organisé les réceptions officielles selon leurs traditions. C’est ainsi que le souper des missions a été l’œuvre de la communauté italienne alors que celui des médias avait une saveur haïtienne.

 C’est aussi lors de cette Finale qu’a été publiquement lancée la Fondation des Jeux du Québec qui existe encore aujourd’hui. Ces fonds servent à supporter les différents programmes des Jeux du Québec.

 Et, à l’instar de plusieurs autres Finales, le comité organisateur a créé un fonds avec les surplus afin de soutenir financièrement les athlètes de la ville.

Les Jeux de la chaleur 

 La 37e Finale des Jeux du Québec tenue à Lachine à l’été 2001 est reconnue comme les Jeux de la chaleur. Mais malgré la canicule insupportable, les terrains jaunis par le soleil et le manque d’eau, tout s’est déroulé dans l’ordre.

 « On avait installé des douches sur certains sites de compétition pour rafraîchir les athlètes et éviter les coups de chaleur. Partout où on allait acheter des bouteilles d’eau, on vidait les tablettes », raconte le premier directeur général ethnique des Jeux du Québec, Alex Polevoy qui est d’origine russe. 

 La Finale de Lachine s’est distinguée avec la tenue des Fêtes de Lachine en même temps que les Jeux du Québec, permettant plusieurs activités gratuites pour tous. Les athlètes, bénévoles et citoyens ont, entre autres, pu profiter des spectacles d’artistes tels que Jean Leloup et Paul Piché. 

 De plus, les athlètes ont pu bénéficier d’une des plus belles maisons des athlètes de toute l’histoire des Jeux du Québec. Ils avaient à leur disposition une piscine hors terre, plusieurs ordinateurs et même des jeux électroniques. Encore méconnu dans ce temps-là, le groupe québécois Loco Locass est monté sur scène en concert privé spécialement pour les athlètes. 

 La mascotte Rapido, un volatile dont le nom rappelle les rapides de Lachine, avait été dessinée par un enfant de cinq ans.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit